15 déc 2011 : Fin de grève à Manoir Industries
Après l'assemblée générale de jeudi matin 80, % des salariés décident de reprendre le travail suite aux négociations de mercredi.
2.5% d'augmentation de salaire 0.5% proposé au départ) et une prime exceptionnelle de 60 euros pour le site de Saint-Brieuc, malgré des résultats négatifs de ce site.
Une fois de plus, la preuve est faite que seule la bagarre et le rapport de force paient. Ces 2 % de plus ont été arrachés à la direction générale, puisque les 6 sites français ont fait grève en même temps.
Félicitations aux salariés qui ont su faire face malgré les pressions de leur direction
100% des ouvriers de Manoirs Industries en grève depuis lundi, pour appuyer sur les négociations annuelles dans leur boite.
Sans scrupules, la direction propose 0.5% d'augmentation de salaire alors que depuis 2 ans aucune augmentation n'a été accordée.
De qui se moque t'on ?
6 autres sites du groupe sont également en mouvement pour leurs NAO .
L'union Locale et l'Union départementale ont apporté leurs soutien aux camarades en grève.
Manoir Industries. «L'entreprise s'effondre» Le télégramme 24 février 2011:Saint-Brieuc%20ville::manoir-industries-l-entrepr%20" title="http://saint-brieuc.letelegramme.com/envoiami/envoiami.php?envoiami_id=1217057&envoiami_titre= Manoir Industries. «L'entreprise s'effondre»&xtn2=31&xtpage=mescommunes:
:Saint-Brieuc ville::manoir-industries-l-entrepr ">
Deux millions d'euros de pertes l'an passé, 15% de production défectueuse et plus 25départs négociés depuis 2008. Selon le délégué syndical CGT Jérôme Mallard, la fonderie Manoir Industries va très mal en ce début d'année 2011.
Pourquoi tirez-vous «le signal d'alarme»? «En 2009, notre direction a investi 4M€ dans deux nouvelles chaînes automatisées. Mais, malgré ces investissements importants, les résultats de l'entreprise sont très mauvais: en 2010, nous avons perdu 2M€. En résumé, Manoir Industries investit et s'effondre.»
Pour quelles raisons?
«Avec ces nouvelles machines, 15% des pièces que nous produisons sont non conformes. Résultat, chaque mois, nous jetons 250.000€ par la fenêtre. C'est phénoménal. 15%, c'est du jamais vu dans une fonderie. Habituellement, ce taux tourne autour de 4,5%. Nous sommes souvent obligés de refaire deux ou trois fois les pièces. Au lieu de tourner à quinze ou seize pièces par heure, nous en sortons sept actuellement. Et lors de la reprise le lundi matin, rien ne marche».
Pourquoi un tel taux de pièces non conformes?
«Premièrement, les nouvelles machines ne sont pas performantes. Nos dirigeants n'ont sans doute pas investi suffisamment. Deuxièmement, nous subissons les nombreux départs de salariés survenus ces derniers mois. Notre direction générale souhaite baisser la masse salariale. Il y a donc eu plus de 25 ruptures conventionnelles ces deux dernières années. C'est-à-dire plus de 25 licenciements déguisés. Et la conséquence, c'est que nous avons à la fois perdu beaucoup d'argent - entre 500.000€ et 600.000€ pour payer ces départs -, mais aussi un vrai savoir-faire. L'expérience professionnelle de gens compétents nous manque.»
Que préconisez-vous?
«Le groupe Manoir Industries, qui en Europe emploie 2.169 salariés, doit reprendre en mains le site de Saint-Brieuc. Il faut des embauches, à commencer par un nouveau directeur. L'actuel partage son temps entre Saint-Brieuc et une usine dans le Nord. Nous ne pouvons pas faire du bon boulot dans ces conditions. De plus, nous comptons aujourd'hui près de 25% d'intérimaires (42 pour 190 salariés). Là encore, nous n'avons jamais vu ça. Il est vraiment temps que notre direction embauche pour que l'activité redémarre. Il n'y a, par exemple, presque plus personne au service maintenance.»
Comment vos collègues vivent-ils cette situation?
«Depuis le début de l'année, les salariés ne prennent plus leurs jours de RTT et travaillent la plupart des samedis en heures supplémentaires pour refaire les pièces non conformes. Aujourd'hui, il y a un mauvais climat au sein de l'entreprise. Les gens font des efforts, mais ils en ont marre. Et nous savons tous très bien que l'entreprise n'est pas pérenne avec de telles pertes. Cela ne peut pas durer.»
Sollicitée hier, la direction n'a pas répondu à notre demande d'entretien.
Commentaires (0)
Aucun commentaire pour l'instant, soyez le premier à laisser un commentaire.