RELAXE POUR LES CONTIS

Six salariés de Continental à Clairoix vont passer, le 13 janvier 2010, devant la Cour d’Appel d’Amiens suite à leurs condamnations (3 à 5 mois de prison avec sursis, et plus de 60.000 euros d’amende).

 

Les représentants du gouvernement s’étaient engagés à lever les dépôts de plainte, suite au protocole de fin de grève,  ce qui est tout à fait légal :ils n'ont pas tenu parole ! Les Contis ont été condamnés alors que les dégradations bien plus graves et répétées du  lobby FNSEA ne font même pas l'objet de poursuites!

 

Pourtant, ici comme ailleurs, la condamnation n’est fondée sur aucune preuve matérielle de leur implication. La direction de Continental a choisi, sur les images de TF1, les salariés les plus impliqués dans le comité de lutte.

 

Quant aux « dégradations » alléguées à la sous-préfecture de Compiègne, que sont-elles à côté de la violence de patrons annonçant la mise à la rue de 1120 salariés qui ont produit, par leur travail, la richesse accumulée par cette entreprise pendant des années ?

 

Ce qu'on veut leur faire payer c'est de s’être révoltés : révoltés contre le patronat qui jette les salariés à la rue pour sauvegarder ses profits, révoltés contre les pouvoirs publics qui subventionnent ceux qui empochent les « aides pour l’emploi » et licencient. Ils ont résisté comme ont résisté les Molex, les Freescale, les Goodyear, les SBFM…, les agents  d’ERDF et GRDF frappés de licenciements à Paris et Toulouse pour faits de grève !

 

Ce qui est en jeu, c'est la possibilité de condamner des manifestants pour le simple fait de participer à une manifestation, même sans avoir de faits précis à leur reprocher.

 

Si la  condamnation était confirmée, ce serait une très grave atteinte aux libertés publiques, une nouvelle illustration de la pénalisation du mouvement social.

 

C’est pourquoi nous demandons fermement la relaxe pleine et entière de ces salariés.

 

 

La FASE, le 10 janvier 2010

 

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